J’aime profondément la sensation du papier. Le contact dans la main quand on tourne une page, le glissement du bic ou du stylo sur la feuille, l’ongle qui plie une oreille d’âne pour marquer un passage, le geste simple de refermer un carnet après y avoir consigné mes observations. Tout cela fait partie du plaisir.
Chez moi, les carnets sont partout. Un pour les idées créatives, un pour l’écriture, un pour les courses (!), un journal intime, des carnets de voyage. Lors de mon tour du monde, j’en ai rempli six, pleins de rencontres, de réflexions, de fragments de vie. Écrire à la main m’aide à penser, à ressentir, à garder une trace vivante.
Avec une telle consommation de carnets, l’envie d’en créer moi-même est devenue évidente. J’ai réalisé à quel point l’objet comptait : un beau carnet donne envie d’écrire, de dessiner, de prendre le temps. Le contenant fait partie de l’expérience.
Je me suis donc mise à la recherche de cours de reliure. Dans mon esprit, deux ou trois ateliers suffiraient pour me débrouiller. En réalité, j’ai découvert tout un univers : les différents types de papier, les cartons, les fils, et surtout ces outils fascinants pour trouer, aplatir, plier, assembler. Un monde précis, patient, presque méditatif.
J’ai pratiqué la reliure pendant deux ans et appris une multitude de techniques grâce à ma formidable professeure, Marie Jo. Chaque carnet devenait un terrain d’exploration, à la fois technique et sensible.
Ci-dessous, quelques exemples :
















